Les Tempes du Temps, blog-notes de Claire MassartIdées, images, musiques à partager pour un tissage de qualité avec ceux qui pensent, qui vivent poétique. "Ceci est la couleur de mes rêves" J. MIRÓ
Rire de tout (ou presque), pas avec n'importe qui : de toutes façons, ceux qui ne rient pas sont infréquentables. Rire franc ou intérieur, tout ce qui réjouit est bon à prendre.
Lorsque les yeux sont à l'affût de langages nouveaux. Et que pierres, arbres et ombres vous les offrent tout en gardant leur mystère. Liberté totale pour l'imagination.
Suite et fin d'une longue jérémiade : on ne peut se complaire dans la plainte. Je retourne à mes arbres et mes plumes , mon bout d'automne en juillet, à la lumière.
Billet un peu foufou, je m'égare entre la flore merveilleuse de Tinos (je ne peux tout montrer), un film sublime et des musiques qu'on peut lui accoler.
Et voilà qu'on embarque ! Je fais la collec de toutes sortes de bateaux et l'amie insulaire les connaît bien. On cabote rien qu'en les regardant. Plaisir.
"La nature est le vrai sujet de nos vies " dit Pascal QUIGNARD. Il faut lire Trésor caché, vous serez entouré, cerné, bercé par les fleurs et l'eau, les animaux et leur fraternité silencieuse avec la nature.
Non pas voyager ni partir : seulement être là, maintenant, tout de suite, au bord, dans, à côté de la MER. Qu'elle soit violette, verte, bleue, grise : qu'importe !
L'entendre, la sentir, la voir. Indispensable, incommensurable.
Je ne saurais dire l'immense affection éprouvée pour l'ami qui est parti, pour sa famille, pour ce lieu qu'ils nous ont permis d'investir, dont ils nous ont permis de jouir.
J'y ai éprouvé parmi les grandes joies de ma vie. À tous, à lui, MERCI.
Lorsqu'on s'envole avec Raymond Farina et, tel Aladdin, l'on survole des contrées, des époques, des mots . Plus qu'un voyage, une épopée. Qu'il soit remercié.
Un lieu : à la fois paisible et rugueux. Une île qui fait partie de cet arc sacré autour de Délos. J'en aime chaque rocher, chaque plage, chaque nuage.
Jouons avec les noms de lieux : du plus joli à l'oreille au plus long, du plus court au plus évocateur de douceur. Donnez moi les vôtres, s'il vous plaît.
Promis : le prochain billet ne sera pas sombre. Mais je dois avouer que je me suis lâchée dans la geignardise : pardon. Mais quand même les girafes millénaires et la musique...
Petit février tire à sa fin, avec sa pleine lune ce soir. Toujours, le voyage des migrateurs nous emplit de joie : c'est une valeur sûre bien que mystérieuse.
Quand on revient de Paris sens dessus dessous, sentiments très mêlés, le prix pour un bon moment est très élevé. Mais il y avait l'immense Nicolas de Staël. Ne retenons que ça !
Entendre Barbara Hannigan parler de Reinbert de Leeuw : une grande émotion. Laquelle appelle d'autres émotions dont cette Rêveuse de Monsieur de Sainte Colombe. S'en remet-on ?
Grâce à un mot, EASY, vous décrivez un état d'âme, une situation, vous appelez une quiétude qui vous fait défaut. C'est un mot mantra qu'il faut expirer. On peut toujours essayer, non ?
Une magnifique petite île, douce. Plus que jouer au guide touristique, vous donner en partage le saisissement de la beauté, les présences immédiates et lointaines.
Je poste aujourd'hui, 6 octobre, ce billet écrit en septembre. Il n'est plus d'actualité - à part l'avarice du ciel - mais il ne faut pas oublier trop vite.
Bel automne à vous.
Vinciane DESPRET dit que ce qui l'intéresse, ce n'est pas pourquoi les gens aiment les animaux mais plutôt COMMENT. Pour moi, c'est humblement, avec curiosité et la plupart du temps, émerveillement.
Quand une photo inspire un tableau : quand deux artistes jouent leur partition, la première interprétant le réel, la seconde interprétant cette interprétation.
Enfin, dans les dialogues rêvées, l'évidence de la mer et de ses compagnons célestes. Nous ne nous lassons pas de la poésie, tantôt classique tantôt surréaliste des lieux.
Je souhaite partager.
Après ceux du règne animal, les échanges continuent autour d'un autre règne : celui du végétal. Choix difficile dans les images... Mais du vif au mort, de l'arbre à l'herbe, tout nous inspire des mots.
Nos yeux accrochés, souvent par les mêmes images. Ou bien l'une dit : Regarde ! Nous échangeons, c'est parfois un peu surréaliste alors nous rions. Et nous essayons de fixer l'instant. D'abord, les bêtes.
Quand on ne sait pas voyager, qu'on aime partir mais qu'on ne sait pas faire les bagages... Quand le départ est compliqué alors que c'est si joyeux d'y aller !
Quand on aime la langue et qu'on se penche sur l'histoire de l'écriture, on voit apparaître les VOYELLES ! Et ça change tout. Essayez de prononcer le mot YOUYOU en supprimant les voyelles...
Le bon vent ? Le mauvais vent ? Hélas... Plutôt celui qui dessèche, qui brise, qui arrache. Celui qui n'en démord pas comme un macaque.
Pardon pour ce billet triste.
Quand l'espionnage des pies prend beaucoup de temps, qu'on voit plein de mouvements et de formes, qu'on attend sans attendre vraiment une éclosion qu'on ne verra peut-être pas tandis que le printemps pousse sa verte chansonnette.
Quand on fulmine contre les marchands de bonheur, contre le " bien-être " obligatoire, contre l'anesthésie de la pensée par des outils-pansements très lucratifs !
Des souvenirs de tremblements de terre, dans l'enfance et mon pays natal pour le premier, dans la jeunesse et le pays le plus exotique que je connaisse pour le second. Les deux très forts.
Vous l'aurez compris, Clarisse et moi aimons les arbres. Ils nous sont indispensables. Elle les photographie avec amour. Je les contemple et reçois leur présence. Merci, les arbres !
Réduire au silence les ruminations et se nourrir et se consoler avec les arbres, la lune, le ciel. Bref, élargir l'horizon. Aspirer la lumière. Se taire. Ecouter le grand silence.
Toujours la Grèce, pour toujours ! De joie en joie. Merci l'amie.
Tant à dire et à montrer (lorsqu'on voyage avec une photographe). Pays béni des dieux. Lumière.
Quand on s'accroche aux branches, rameaux, fleurs et feuilles, ailes d'oiseaux et pattes de chien. On s'accroche parce que c'est du solide et qu'en ce moment, le sérieux et le compétent manquent. En rire ?
Je découvre un immense écrivain. Tout ce que j'en ai lu m'enchante. Et je dis au revoir à un grand musicien, so Chick ! Ils vont bien ensemble, mes deux artistes.
Les mots qui écorchent yeux et oreilles ! Non parce qu'ils sont nouveaux mais parce qu'ils désignent - plus ou moins exactement d'ailleurs - des choses qu'il faut nommer différemment. Pourquoi ? Réponse complexe.
Toujours l'œil attiré par des trucs bizarres ! Des formes, des couleurs, des matières. On décline, on inverse, on renverse, on imagine, on invente à partir du réel.
Pas en dessous (36ème), pas au dessus : juste à côté pour voir en oblique ce qu'il y a de passionnant de magnifique, de petit comme un champignon ou d'immense comme le ciel... Un tango.
Quand on entasse trop, qu'on ne sait plus classer pour l'avoir trop fait dans son métier, quand les papiers, TOUS les papiers s'empilent... Quand on ne sait plus par où commencer, découragée : le bureau restera capharnaüm.
Sabine Dewulf, une résonance particulière. Je découvre son écriture et ce n'est pas une surprise : bien sûr, elle écrit comme ça ! Mais c'est une émotion, une mélancolie bien douce. Pas de narcissisme, pas de copinage. De l'admiration et une proximité.