Ajourner l’espoir

Les enfants-pensées ne vous quittent pas.

 En route !

La route nous déroule, nous déplace vers une tenture déployée, là où portent nos yeux.

En partant, je croyais avoir fermé la porte sur mes enfants-pensées. Je les trouve, arpèges, au fond de la besace.

Je les tance, les questionne.

J’avais cru à l’éclaircie.
Mais un trou minuscule dans la toile préfigure l’étoile. Piqûre.

J’ajourne l’espoir

2016 11 15

Photo de Une : La Route Nicolas de Staël, 1954

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