Les grands osent la tendresse

Couperin Avec tendresse Sarabande du quatrième concert – Jordi Sall et le Concert des Nations

C’est à ça qu’on les reconnaît. Les trois dont j’ai choisi de vous parler aujourd’hui l’ont en commun et ils le disent. Il y en a d’autres, bien sûr, plein… mais avec ces trois là, on ressent complètement ce con affeto (affectueusement, avec tendresse), il vous est adressé à vous personnellement et vous empochez cette tendresse… Elle est pour vous, elle est à vous. Et comme ils sont tendres, on les croit petits et sans importance : erreur !

Couperin est mystérieux et cela participe de son charme immense mais ce qui domine c’est cette douceur, cette gentillesse totales. Il annonce la couleur, ainsi sont annotés de nombreuses pièces : avec tendresse, tendrement.

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Schubert, l’ami, le frère… Partout, la nuit s’avance et il faut bien la tendresse fraternelle d’un tilleul – celui qui se souviendra de nous – pour nous consoler les uns les autres. Oui, Schubert est un tilleul.

Erik Leslie Satie enfin, autre homme si tendre et gentil, enfant parmi les enfants, nuage voyageur et parapluie danseur, qui compose La Danse de tendresse (Ballet Mercure), Tendrement  et une foultitude d’œuvres douces et étranges.

Et comme il le disait, à la fin d’une lettre : Je vous salue, ventre à terre.

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Nana Massart
Nana Massart
il y a 10 années

François Couperin, je n’en parlerai point, le connaissant si mal. Pourtant j’aime la musique baroque et la sensation auditive produite du jeu au clavecin, à écouter sans frein! Comme c’est
curieux, chaque fois que je me sens un peu angoissée, je chante, sifflote maintenant, la truite de Shubert; En reécoutant un quintet à corde et piano, je souris d’aise et d’apaisement…J’ai
toujours dans l’oreille-mémoire, ce morceau que tu jouais au piano “Une des gymnopédies” je crois! d’Erik Satie, c’était délicieux… Merci de ce petit rappel en mémoire…

TempesduTemps
TempesduTemps
il y a 10 années

Ah oui, qu’est-ce que je les aimais ces gymnopédies et tout le monde les aimait, à la maison, tant c’est étrange et doux !

Couperin et Rameau, c’est inimaginable… J’ai été longue à entrer dans cette musique et une fois la porte franchie… Tu ne t’arrêtes plus.

Quant au copain Schubert, c’est une galaxie, cet homme-là, tout un monde proche et humain.

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