Crépuscule de Freud, hélas !

Allez, une petite colère avant d’envoyer des cartes postales ! Pas une petite, une grosse !

Au-delà des guéguerres d’ego, il y a quand même un sacré problème avec Michel Onfray : c’est qu’il y va de sa haine, et ça, pour un philosophe ayant côtoyé Socrate et Platon, c’est impardonnable. Le Crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne suit de trop près Le Livre noir de la psychanalyse pour ne pas être louche.

Michel Onfray avait, dit-il, trois amis : Marx, Nietzsche et… Freud. Cela a bien changé. Mais de quoi a-t-il donc peur le Michel, et quels comptes règle-t-il de manière si brouillonne, si redondante ? On dirait une colère d’enfant frustré, quelque chose qui ” ne passe pas ” et qui explose, des années plus tard avec la violence de ce que l’on n’a pas (psych)analysé ! Règlement de compte, effet du “non-dupe”, (moi, Monsieur, on ne me la fait pas !), coup médiatique, allez savoir avec ces vedettes.

Onfray affirme que la psychanalyse ne guérit pas, et que si elle guérit, ce n’est que par placebo. Or le placebo, utilisé pour définir l’efficacité d’un médicament, est justement le facteur psychologique ! Idiotie, Onfray ! La psychanalyse n’est pas un médicament ! La psychologie, comme la psychanalyse, touchent la partie psychique de l’individu. Ce n’est donc un secret pour personne que la psychanalyse est un placebo ; et ce n’est même pas péjoratif, puisque ce n’est pas un médicament ! Commentaire d’un lecteur suite à l’article d’Elisabeth Roudinesco, http://bibliobs.nouvelobs.com 16/04/10
La psychanalyse peut guérir si l’on est malade. Elle peut aider à vivre si cela est difficile ou le devient. On peut aussi s’en passer. Mais pourquoi la fusiller avec un si gros calibre ? Et pourquoi assimiler Freud à la psychanalyse ? Et pourquoi maintenant, alors que la souffrance psychique est si prégnante et que l’on répond “sécurité” lorqu’il est question des fous ? Maintenant que la camisole chimique a pris toute la place dans les soins  ?

À quoi sert la psychanalyse ? titrait il y a quelques temps un hebdo que je ne citerai pas. Mais quelle question idiote ! Utile, la psychanalyse ? Est-ce une question sérieuse ? Les soignants intelligents que je connais s’appuient un moment ou un autre sur des thérapies qui viennent de la psychanalyse.

Oui, je suis en colère contre ce monsieur qui déroule un tapis sale aux empêcheurs de penser, qui se met du côté de ceux qui menacent la pensée, la pensée complexe. Comme le dit Pierre Delion dans un article que je tiens à votre disposition , noublions pas […] que les livres de Freud on été brûlés par les nazis […]

 

Michel Onfray, vous avez un inconscient, libre à vous de vous en occuper ou pas.

 

Une des mes plus belles rencontres : une dame, supervisée par Lacan, qui m’a accompagnée pendant des années, une dame qui parlait, qui riait, qui écoutait, qui m’aidait à m’entendre dire car c’est nous qui disons. À qui je donnais  X euros (et certainement pas 100, 150 ou qui sait combien ?). Présente et légère, sage femme. Merci, Madame. Je vous dédie ce collage.

L-Enfant-et-la-question.jpg

  C. M. L’Enfant et la question

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