Giani pour la vie !

Giani Esposito : une présence d’exception

Alors ça ! D’où me revient-elle, cette figure ? Comme un spectre, la douce visite d’un fantôme aimé… Une présence intense, un chagrin souriant, une immatérialité… Loin, déjà si loin.

 

Giani-Esposito-22-instants.IMG.jpg

Quand le Carré des Jalles à Saint-Médard s’appelait encore CAC (c’est dire ! )…  un homme est venu un jour, seul avec son piano. Première chanson : Le clown. Fin de la chanson. Public (nombreux) tétanisé, pétrifié : pas un applaudissement, pas un souffle, une perfection de silence. Il nous regarde, nous le portons dans notre regard. L’homme se lève enfin, s’approche et dit, manifestement très ému : C’est la première fois que cela m’arrive… Je vous remercie.

Étrange regard profond et triste “de cette tristesse qui cache infiniment d’amour, infiniment d’humour.  J’ai fait ma devise de ce proverbe soufi qui était sien : «Quand le cœur pleure sur ce qu’il a perdu, l’esprit rit sur ce qu’il a trouvé», disait-il.

Giani

Quelle rencontre ! Une voix si chaude et vibrante, qui dit des choses absurdes ou douces, ou les deux. Toujours là, vieil ami fragile. Déposant l’adolescence dans la poésie, asseyant pour toujours la certitude que tout est vacillant : la flamme d’une bougie, avec ses éclats vifs et ses tremblotements.

Ce soir, je l’écoute à nouveau mais rien n’a changé.

Le pardon est le seul pleur de ma fantaisie

Photo de Une trouvée sur le blog : http://mymusicworldart.over-blog.com/article-les-clowns-87401906.html
Non signée : j’aimerais savoir qui l’a faite !

P.S. : Et voilà que 13 ans après, le fin limier Philippe Pierre trouve enfin le photographe : en fait c’est LA, elle s’appelle Elisabeth CABAUD. Qu’elle soit remerciée.

0 Shares:
Choisissez de suivre tous les commentaires ou seulement les réponses à vos commentaires
Notification
guest
10 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Vous pourriez aussi aimer
Lire la suite

Bruno Ganz

Mon admiration pour un homme... acteur mais bien plus sans doute