L’étourneau

L’étourneau CostermansMarc
Poème inédit

L’étourneau

Un étourneau me frôle, distrait. Il ne m’a pas vue. Je n’existe pas.

N’applaudissez pas : la grâce du funambule n’est pas tendresse, elle est désinvolture. Sansonnet dit-on, à quoi l’on répond : vers libres.

Détouré sur fond bleu, précis dans la capture
Pas de flou pour toi, étourneau.
Tu es fixé, sage comme un modèle.
Dans mon œil, étourneau, tu te dé-ciel.
Dans mon œil, étourneau, tes éclats verts et violets tremblent.

Plus tard, une rose éclatera en vol,
Molle autant que ton œil était dur.

Nous flamberons sans joie mais nous flamberons, pétales exténués.

Guidés par notre bec.

6 juin 2017

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