Spécial dédicace Nana
On remonte loin dans le temps pour ce mot, dans mon temps et dans celui de la chaussure.
Le mien, celui de l’enfance : ma sœur a une passion pour les indiens. Du coup quand nous jouons, les zindiens sont les gentils et les cow-boys les méchants. J’aime bien. Et puis on a de jolis noms et de jolis petits chevaux que l’on monte à cru, naturellement ! On est à fond. On porte des mocassins (imaginaires, bien sûr).
Dans ma tête de gamine qui jongle déjà avec les mots, MOCASSIN est indissociable de MARCASSIN au point que j’imagine que les premiers sont faits avec la peau des seconds. Brrrrrr…
Mocassin… Mot d’enfance.
En France, bien plus tard, ce fut la mode : mais les mocassins chics des garçons non moins chics n’avaient rien à voir avec mes mekezen ! En plus, il fallait qu’ils soient bien cirés… Ridicule ! Quelle idée d’appeler ces chaussures de ce nom-là !
Moi, je pense au Dernier des Mohicans (une autre très beau mot qui commence par MO), à Chingachgook, Nathaniel et Cora ; je vois les admirables acteurs :
Mais comme ce billet est dédié à Nana et qu’elle aimait aussi Gary Cooper (même si c’était toujours un cow-boy ou un shérif), voici la musique du train qui sifflera trois fois. Pas d’indien donc pas de mocassin mais Gary Cooper et une belle musique. Et l’enfance… Film vu au cinéma de Marrakech.