Unica et les oiseaux

Photo Djamal Makhloufi
Toutes sortes d’oiseaux…
Guêpier
Guêpier

J’ai honte ! Tant d’amis qui écrivent dont je voudrais parler, tant de personnes au chevet de ce monde malade auxquelles il faut donner un coup de chapeau et qu’il faut aider ! Aider les aidants.
Et moi, je baguenaude, je rêve des guêpiers vus à Tinos alors que j’assiste avec le galgo à une baston de geais ce matin : trois donc un de trop !

Geai
Geai

Photos de Une et ici de Djamal Makhloufi sur le blog http://foret-fontainebleau.over-blog.net/ et plus précisément http://foret-fontainebleau.over-blog.net/article-au-bout-de-l-ete-avec-les-guepiers-d-europe-95107425.html site passionnant pour les photos d’oiseaux de Djamal ! Merci à lui.

Je pense à la musique, toutes les musiques que j’entends, chants de tous les oiseaux que je rêve de partager avec vous !
Je guette la petite corneille apprivoisée par le gardien de l’immeuble : blessée et soignée toute petite, très attachée à son humain-sauveur. Elle ne vole presque plus et se perche sur son l’épaule dès qu’elle le voit. C’est la mascotte du lieu mais tous les gens disent “il” : pour eux, c’est un corbeau.

La petite corneille

Sans transition (?), de la corneille je passe à Unica Zürn, artiste allemande (1916-1970).

Merci à Marianne Desroziers de m’avoir fait entrer dans le monde de cette femme grâce au portrait sensible qu’elle en a tracé*.
Pourtant, je ne suis pas fana des surréalistes, sans doute par antipathie pour son “patron” mais également parce que je n’adhère pas aux productions du mouvement. Question de goût. Mais j’aime apprendre. Et la folie m’interpelle.
Je n’ai pas d’attirance pour une artiste qui avoue rêver « d’un homme sombre qui exercera sa violence sur elle» et «aimer l’angoisse et la terreur ». Elle sera servie avec Hans Bellmer. J’essaierai quand même de lire Sombre printemps. Je respecte ce monde mais il ne m’émeut pas, ne m’enchante pas. Je n’aime pas ce qui torture ; si tout art vient d’une souffrance, je préfère que cette dernière ne soit pas omniprésente, quasi exhibée, qu’il n’y ait plus qu’elle sur la page ou la toile. J’aime les désespoirs pudiques. Quant à la folie, quand les artistes en meurent – Unica en est morte, comme Sylvia Plath, comme Virginia Woolf et tant d’autres – c’est que l’art ne sauve pas les grands malades. Sont-ils artistes parce qu’ils sont malades ? Ou inversement ? D’ailleurs, l’art sauve-t-il ? Et de quoi ?

Unica Zürn Oracle et spectacle
Musique pour respirer :

(*) Marianne Desroziers, auteur (voir son blog) a donné hier 11 octobre une conférence à propos de Unica Zürn au Goethe Institut – Bordeaux. Elle lui a consacré un livre non encore paru.

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