Bon sang d’bonsoir ! Que de contrariétés !

L’autruche en colère
Les mauvais jours

Il y a des jours hostiles. C’est comme ça. C’est sûrement de votre faute ! Tout vous nuit et conspire à vous nuire ! Vous allez à la bibliothèque rapporter des livres et, bien sûr, en emprunter (surtout qu’un ami vous a conseillé un titre qui vous fait bien envie) : plaf ! Vous avez oublié votre carte.
Vous avez des tractations à faire depuis votre ordinateur : c’est important, ça concerne un voyage qui vous tient à cœur ! L’ordi ne veut rien savoir : il vous refuse tout, vous brandit ses veto, échec sur échec ! Il jubile, vous en êtes certain(e) ! Ça ricane dans les machines !

S’arracher les cheveux ?


Vous avez perdu – mais non, égaré – votre carnet d’adresses : un courrier devait partir sans faute aujourd’hui. Demain, vous ne pourrez pas. Pas le temps. Planning serré.
Vous aviez le projet de faire un chouette billet sur Nicolas Bouvier au Japon, des histoires de Kamis qui commençaient comme ça : Chacun aujourd’hui saurait, les yeux fermés, vous pointer l’archipel japonais sur une carte. Ce qu’on sait moins, c’est comment il est venu occuper sa place, ni d’où – au juste sont tombés les Japonais.
Du ciel, directement. Année Zéro 1ère partie de Chronique japonaise. Nicolas BOUVIER Payot/Voyageurs, 1991
Seulement voilà, l’ordi ne veut pas non plus numériser les pages magnifiques sur les Kamis. Je n’en dis pas plus, ça n’est que partie remise.
Vous devez sortir : Madame Chatte Nina a décidé de ne manger que des boulettes bio, d’une certaine marque, d’un certain magasin. C’est ça ou rien ! Elle a 17 ans, je ne peux la contrarier ni la laisser mourir de faim. Il y a un rayon de soleil, c’est bon, on y va. Le temps d’arriver à destination et voilà le vent et l’averse et tout le ciel qui vous saisit de froid et d’effroi. Mais qu’est-ce qu’on a fait à Bouddha ???

Colère !

J’en oublie, il vaut mieux… Donc, je lâche. Je ne lutte plus. J’abandonne. L’adversité a gagné. Je vais manger, boire et fumer. N’empêche : il y a des jours où vous regrettez d’être né(e). Demain sera moins pire, forcément.

Pour vous cette chanson de l’inoubliable Allain Leprest. Et pour se quitter moins tristes :

L’autruche en colère

 

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