Le catalpa ravi

Le catalpa ravi
Quand des amis de toujours (on compte pas) se retrouvent, ils sont heureux. Ce billet est pour eux.

Ça vous revient d’un seul coup ! Une histoire de vacances, de retrouvailles, de rires qui fusent : une histoire de joie.
C’est une fois l’an. La fête n’est jamais la même : question de météo, de présences et d’absences, de menus, de jeux. Mais il y a une constante : la joie.
Un oiseau fait sa petite note entêtée : l’ami-cousin dit que cet oiseau est vraiment joli mais que question musique, il est limité. Pas faux, mais l’oiseau est si beau… En fait il y a un couple. Et la minette Jeff (oui, il y a eu erreur de distinction de sexe au départ donc nom attribué = Jean-François, transformé en Jeff parce que déjà Jean-François pour un chat c’est moyen mais pour une chatte…), donc demoiselle Jeff déteste quand l’amie du lieu discute avec l’oiseau.
C’est un rouge-queue noir à front blanc.

Rouge queue noir à front blanc
Rouge queue noir à front blanc

Et puis il y a un enfant qui dit Mao pour chat, ça sonne bien. L’enfant est un peu chinois, il aime la balançoire. Il rigole beaucoup aussi et le rire est le même dans tous les pays, toutes les langues.
Dans le jardin des amis qui accueillent les expatriés et les copains des expatriés – qui se trouvent être aussi des copains –  il y a des merveilles. Notre assemblée ressemble au jardin : des différences (quel bonheur !), des goûts communs, des découvertes, des partages, des litiges… et de l’HARMONIE. On mange des trucs délicieux. On parle sérieusement puis une vanne part et ça démarre : une surenchère de jeux de mots, de gros mots, de souvenirs hilarants, au passage des coucous aux absents qui s’envolent comme bulles de savon. Et puis on joue au Mölkky (jeu de quilles finlandais), au billard hollandais, on triche (enfin… certains !), on gagne en hurlant, on perd en hurlant : on a 10 ans.

Sur la route qui nous mène aux retrouvailles, j’entends cette chanson ; pour moi c’est Janis Joplin
qui chante. Mon camarade-mari me dit qu’il s’agit d’une certaine Kim Carnes : je me gausse, ha ha ha qui c’est celle-là ? Bien sûr il a raison et je dois humblement reconnaître mon erreur. Cette voix quand même !
En 1981, une bonne partie d’entre nous vivions et travaillions ensemble dans les vignes. La vie était pleine de musique ! Kathleen Ferrier (coucou YZ), les Doors (coucou Baloo), Zappa (coucousin), les Tambours du Burundi, Egberto Gismonti, le Brésil tout entier, Maria Callas, Schubert : ils étaient tous là ! Comme dans le jardin, en riche cohabitation.

Aujourd’hui, je regarde le catalpa : il est ravi

Le sourire du catalpa Photo C. D'estenouest
Le sourire du catalpa Photo C. D’estenouest
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