Marcher, dit-il

https://picasaweb.google.com/101208175207629787290/10Juin2012

(clic droit sur adresse puis un clic sur la video)

Non, marcher n’est pas l’outil illusoire de l’oubli ; d’ailleurs qu’oublier et pourquoi ? Marcher serait plutôt, pour moi, le paradoxe de la contemplation active. Paradoxe puisque contemplation induit immobilité. Ce serait une contemplation mobile. Une déambulation, par définition sans but précis, pourtant pas une promenade.

Elle marchait sans fin mais marcher ne « trompait  » pas sa douleur. Marcher n’effaçait pas le deuil […] Marcher ne console pas. Marcher fait penser. Chaque pas argumente. Chaque genou qui se soulève, […] qui ouvre l’air, amène une question qui s’ouvre, elle aussi, à l’intérieur de la tête. Marcher fraie quelque chose dans le lieu, fore quelque chose dans le temps.
Pascal Quignard Les Solidarités mystérieuses, Gallimard 2011

 

P.S. : Mon billet n°232 du 8 octobre 2011 intitulé ANDANTE était plus léger. La musique de Schubert est si tendre…

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