Les contrastes

Des jours où le calendrier mélange ses pinceaux. Du coup, les couleurs font les folles. Schizophrénie du pays. D’un côté du lac, c’est l’apocalypse : nuages anthracite, eau touillée par le vent. De l’autre côté, c’est un petit miracle de bleu, lumière et paix. Rigoureusement au même moment. Bien sûr, on choisit son côté. Mais bientôt, tout s’inverse et la grêle s’abat sur les genêts dorés l’instant d’avant. Et ainsi de suite ! l-unique.JPG

Les mimosas sont tantôt bafoués tantôt glorifiés. L’œil rivé vers l’ouest, on va d’un bout à l’autre de la plage, tentant d’anticiper le grain.

Et on réalise qu’on est dans le même état, en symbiose avec le ciel : tout un côté de nous est en colère, rageur, limite crise de nerfs contre… contre un paquet de trucs incompréhensibles ou au contraire trop évidents. Et une autre part est paisible car tout est déjà arrivé ; cette part là de nous fond devant la beauté de la risée, la cavalcade du chien dans l’eau, la gentillesse de la dame du bistro.

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Photos Clarisse Mèneret

Alors, les deux pôles tentent de co-habiter, de se partager l’espace intérieur et extérieur. Tant pis pour le diapason. Vivent les dissonances ! Et comme j’ai déjà proposé ce quatuor de Mozart (Les Dissonances), je vous offre le trio Contrastes de Bela Bartok

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Bé-at BAH !

Faut pas croire qu’on passe son temps là à râler et se lamenter ! Même si c’est trop, trop fort…