3ème carte postale : sur la presqu’île

On croit connaître un lieu. On le côtoie depuis si longtemps. On y a des souvenirs et du présent : on est au port d’attache… Et puis, une lumière inédite, un bateau en plus ou en moins à l’ancre, une musique qui change d’un quart de nuance et c’est tout à refaire et c’est tant mieux ! C’est comme le blues, toujours pareil, jamais pareil.

On ne va plus au marché : il n’y a que de la fringue chic !

On apporte tout et on vit en autarcie ; à partager : du melon, du soleil, des tomates, du vin et de l’eau douce, de l’eau salée pour les bains, des ratatouilles de matins clairs et des fricassées de polars, des frichtis de lumière et des soirées silencieuses. Les journées ne passent pas : elles glissent. Le temps flotte en swinguant. Il y a de l’intemporel dans l’air.

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Le chien bleu vous regarde mais habituellement, il scrute l’horizon (et guette l’arrivée de sa copine Dune). Le soir, les enfants et les chats prennent possession des ruelles, les chiens se donnent un dernier rendez-vous sur la plage lissée. Les hirondelles font du trapèze, ventre rosi par le couchant.
Ne pas oublier de laisser les miettes pour les minuscules moineaux.
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