Il faut y aller. On sait qu’il y fait froid, on est pas fanatique de métro et autre RER – heureusement il y a plein de bus – mais on doit y aller. Les ami(e)s y sont : c’est suffisant. Sur la route, les arcs-en-ciel se succéderont, multipliant les arceaux de couleurs. Bon augure.
Comme toujours, on a des surprises ! Dans une des stations en travaux (Châtelet ?), le mur d’un très long couloir est couvert de pictogrammes qui, de loin, font penser à des hiéroglyphes. La plupart ont été inventés pour la circonstance. Ils ont du s’amuser, les designers !
Aux Arènes de Lutèce dont j’ignorais l’existence, on voit un petit arbre, mignon comme tout avec ses minuscules pompons jaunes. (Appel à tous les dendrologues pour l’identifier. D’avance, merci)
Un coup de sifflet strident : nous sommes sur la pelouse et le vigilant gardien nous le fait savoir impérieusement ! On se sent comme des gamines l’amie et moi, prises en flagrant délit d’énorme bêtise ! Puis on se marre !
Notre but de ballade était la grande mosquée. Malgré le froid extérieur, nous avons bénéficié de la douceur des lieux – souvenirs pour moi. Ah, les écritures coufiques, les tuiles vertes comme à Fès, les zelliges, ce bois de cèdre brodé, ces arbres de là-bas, les faux-poivriers, les palmiers… Un beau voyage et un accueil chaleureux. À refaire quand l’eau courra dans les bassins et chantera pour les oiseaux et les roses.

Au fond du jardin, une plaque indique que pour la France, des hommes de régiments tunisiens, marocains, algériens, sénégalais sont morts durant les deux guerres mondiales. Pas de noms, pas de chiffres, une petite piqûre de rappel.
En vignette musicale, envoyé à l’instant par l’amie-musique (merci ma Laure) : synthèse de l’Orient et de l’Occident.