Les fils (et filles) d’Arianne

Une expérience d’humanité : beau et rare.

“Fils et Filles de Caron” : Déambulation expérimentale
Il s’agit d’un projet artistique participatif construit sous le regard d’Arnaud Poujol (auteur et metteur en scène) en collaboration avec un groupe de personnes en situation de handicap.
Une Déambulation Expérimentale dans les coulisses du Rocher.  À chaque étape un texte, une sensation, une rencontre, une mélodie, une découverte…
C’est ainsi qu’était présenté le spectacle que j’ai vu à Cenon jeudi 3 novembre. Reprenant les mots d’Arnaud POUJOL, auteur et metteur en scène “Le minotaure s’impose à nous, comme une construction humaine qui échappe aux règles de la nature. Il ne s’agit pas de dire quelque chose sur une créature mi-humaine, mi-animale, mais plutôt de faire l’expérience d’une altérité forte. L’autre n’est plus un monstre si je connais son nom”.
Les acteurs de cette déambulation, ce sont des ami(e)s que je rencontre une fois par mois. Nous travaillons en nous amusant et inversement, sur les mots, les textes, comment formuler nos pensées et nos ressentis ; comment mettre des mots sur nos vies en allant chercher de l’aide chez d’illustres prédécesseurs. Nous écrivons des poèmes, nous élaborons des portraits et même des auto-portraits en animal. C’est un régal. Ils sont tous touchés dans leur corps mais leur tête et leur sensibilité sont intactes, voire amplifiées. Et je ne vous parle pas de leur humour !
Mais ce que j’ai vécu là, à les voir et les écouter, est unique. En suivant le fil d’Ariane, du taureau blanc, des histoires de famille et de solitude, de fatigue et de courage, ils nous ont emportés dans les grandes profondeurs de l’existence. Nous nous sommes promenés sur tous les registres, du léger au grave, du simple au complexe grâce à des saynètes savamment orchestrées. Bravo aussi aux musiciens.
Mes amis, je vous dis merci : je me savais humaine mais vos voix et vos présences m’ont fait atteindre un autre niveau d’humanité.

P.S. : et grâce à vous, j’ai découvert un texte de Voltaire que nous ne manquerons pas d’aborder :voltaire_le_taureau_blanc-1

P.S. : spécial Denis : Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée…

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