Aurevoir à l’amie

Catherine-sept-12.JPG

Cela pourrait commencer comme ça : deux ou trois choses que nous savons d’elle. Et l’on en sait si peu sur les êtres, même après un demi-siècle d’amitié…

Amitié orageuse et lumineuse, à son image.

Pour nos yeux, elle part. Elle nous quitte et comme chaque fois qu’un être part, nous avons l’impression qu’il emporte un bout de nous, impression seulement, besoin pour ceux qui restent d’exister encore un peu en lui. Mais c’est NOTRE besoin.

Elle quitte ce monde qu’elle a eu parfois tant de mal à aimer… qu’elle a pu parfois aimer grâce à quelques êtres, réels ou mythiques, grâce à la nature et à quelques bêtes. Toutes les bêtes, devrions-nous dire.

D’elle, garder sa rencontre éblouie avec la loutre marine, son observation attendrie des écureuils, ses rencontres pleines de respect avec les animaux des bois et des montagnes.

D’elle garder encore l’intact refus, cette colère qu’elle transformait en énergie, c’est ainsi qu’elle parlait de la danse, souffle et énergie. Le souffle terrestre a cessé… Mais la trace est forte.

Il faut dire ces mots, les mots de l’absence et aller derrière eux : ne pas trop garder d’elle, ne pas la retenir, la laisser partir pour une immense baignade sans retour, nous dire que nous sommes apparemment sans elle et célébrer sa vie et honorer les vivants.

0 Shares:
Choisissez de suivre tous les commentaires ou seulement les réponses à vos commentaires
Notification
guest
8 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Vous pourriez aussi aimer

La note bleue

Paris, 1841, discussion sur le reflet, les sons en musique et les tons en peinture entre Delacroix, Georges…

Lybie bis

Un autre petit Joubran pour la route qui sera longue et assoiffée. À l’époque où j’allai en Lybie,…

Éclats de Novembre

B. Britten Moonlight un des quatre Sea Interludes. Ce compositeur dont l’âme est d’ailleurs. L’autre matin, c’était comme ça…

Photomaton

Le cher Satie – Airs à faire fuir  – pour accompagner notre promenade Fait-on encore des photomaton ? Des…