Vrac d’été frais

Je surfe sur des bribes de presse et de musique…

Entre mer et ciel, entre sud et nord, quelques ” prises ” dans la presse et ailleurs :




Suis reprise à l’écoute d’Hippolyte et Aricie de Rameau par ma passion pour Racine, et à l’occasion, tombe raide devant la beauté du rideau de l’Opéra Garnier et les trompe-l’œil qui ne trompent personne : ça danse, ça vole, ça se prend les pieds dans les rideaux, ça bouge, il y a du monde derrière, une tempête de tissus rouge et or ! rideau-opera.jpg

J’aime bien la sale réputation de Rameau – qui d’après les portraits ressemble beaucoup à Voltaire – et vous livre une petite anecdote : le jour-même de sa mort, se voyant administrer l’extrême-onction, il n’aurait rien trouvé de plus grave à dire au prêtre que Ne chantez pas si faux, s’il vous plaît…Jean-Philippe-Rameau.jpg À droite Jean Philippe Rameau

 Et puis, dans le magazine télé auquel je suis abonnée surtout pour les programmes radio, je lis un entretien avec le philosophe Jean-Luc Nancy. Extraits :
[…] Penser, c’est se porter aux extrémités de la signification. La signification arrête toujours quelque chose alors que la pensée ouvre les possibilités du sens […]

À propos de la mutation dont il dit qu’elle est plus ample qu’une crise [puisque] c’est une variation décisive :
[Fin de l’Union soviétique – plus rien face au monde occidental] place vide très vite recouverte par le déferlement du capitalisme le plus délirant, d’une technique de moins en moins capable de désigner des fins ; nous ne tendions plus vers un but, un sens final. Nous touchions au contraire à la suspension du sens. Cette interruption devenant constitutive du sens.

J’aime beaucoup ce qu’il dit sur le singulier pluriel et la communauté. Ça (me) donne envie d’aller voir de plus près.

Vous reprendrez bien un petit Rameau ? Une petite ouverte de Platée ? Servie par Marc Minkowski ? Ca roule

 

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