Convalescence

Loin… enfin au moins à 140 kilomètres, vers le Nord. Un autre pays.

Les étangs encore gelés qui peinent à se libérer de leur couvercle. La gangue tient.

Ici et là, posés sur les talus, des paquets blancs, blocs de neige non fondue. Quelques routes signalées  » Barrière de dégel « .

Ici, ça a dû être sévère. On voit les séquelles.

Autour de tout il y a quelque chose d’une convalescence.

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On le sait bien pourtant que déjà les migrateurs reviennent, optimistes. On veut s’y fier. Mais les vanneaux vus en vol nous disent qu’un peu de froid encore viendra. On peste après les hérons cendrés qui refusent d’être photographiés. La maison, elle, refuse de se réchauffer. On est fatigués, on a lutté et la première douceur sera un bienfait. Oui, on est en convalescence.

Dis, Maman, c’est encore loin, le printemps ?

 

 

P.S. :  » Dieu est mort, Marx est mort et… moi-même, je ne me sens pas très bien  » Woody Allen

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