(Plan) Séquence nostalgie

Chanson Don’t box me in. Trad. : Ne m’enfermez pas dans une boîte. (? S.O.S. traduction)

Comme presque tout le monde, j’avais vu Apocalypse now (1979) et je ne crois pas avoir fait le lien entre ce Coppola-là et Rusty James (Rumble fish – 1983). C’est très étrange le souvenir que j’ai de ce film : c’est une tragédie à l’antique, à quoi s’ajoute la ” douce violence ” des États-Unis d’Amérique avec ses chantres. Mais c’est aussi un poème symphonique, la vie en noir et blanc (le vrai héros est daltonien), douceur et violence, la vie quoi.

Synopsis vite fait :rusty-james.jpg Dans une petite ville de l’Oklahoma, Rusty James (Matt Dillon), jeune délinquant tente d’atteindre la stature de son frère, le Motorcycle Boy (Mickey Rourke), chef de bande et légende locale. Celui-ci revient de Californie après quelques mois d’absence ; il a changé. Il cherche à échapper à sa propre image et à empêcher son frère cadet de suivre le même chemin. Mais il est né du mauvais côté de la rivière comme dit son père – alcoolique – (Dennis Hopper). Le titre original du film – Rumble fish – est bien plus pertinent que le titre français : Mickey Rourke, insaisissable y compris à lui-même (il voit mal et n’entend presque plus), déjà absent, est fasciné par le poisson combattant qui lutte à mort avec son propre reflet.

Dans ce film, en plus des trois déjà cités on voit trois autres acteurs remarquables, Chris Penn (petit frère de Sean), Nicolas Cage et Tom Waits en barmann (!).

L’histoire est simple mais le conte est superbement raconté, animé par le crescendo annonciateur de l’unhappy end. Plus elle est forte moins on échappe à l’image que les autres ont de vous. C’est la fatalité et c’est fatal.

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Billet youps tralala

Des petites choses joyeuses et discrètes - apparition, ténuité, douceur - donnent envie de chanter, même si on en met quelques unes à côté (comme disait un grand pianiste français dont j'ai oublié le nom)