Quand a-t-il commencé ?
Il me semble que nous étions déjà en été il y a six mois, un an, (davantage, qui sait ?).
Quand la notion de durée, de météo, de mesure de la musique et tant d’autres sens du mot TEMPS sont cul par-dessus tête.
Le plus long été de ma vie, avec une fraîche parenthèse printanière en mai, étrangement lorsque j’étais en Grèce alors qu’en France, il faisait si chaud. Déjà, en mai le jour de mon retour en France, il faisait 37° ! Ce n’était que le début. Le début d’un cauchemar qui continue encore à ce jour, 14 août.
Je ne veux pas faire de ce billet une longue jérémiade et pourtant…
Je n’ai pas très bien compris comment ils comptent les épisodes de canicule : nous serions dans le cinquième. Moi, je dirais un seul et énorme épisode depuis fin mai avec, deci delà, trois jours de températures normales et trois gouttes de pluie.
En juillet, du 18 au au 30, un énorme incendie qui sera au plus fort à 15 kilomètres de Bordeaux. L’alarme d’évacuation qui sonne le 25 à 2h48.
Les fumées qui rendent l’air irrespirable. La course pour les masques FFP2. Je n’évoque pas ici des évènements plus personnels mais tout aussi pénibles. Le sommeil rétif. L’appétit inexistant. Une tristesse immense pour la végétation et les animaux. Des couleurs étranges. Une espèce d’angoisse archaïque. Un cerveau animal. Les actes du quotidien accomplis de façon mécanique. Et parfois, très rapide, l’impression de devenir fou.
Pas de photos.
Une musique très bizarre, Claire dit-il, paroles incompréhensibles (pour moi), Bon Iver parce que » Bon Hiver » : j’aime cette atmosphère aquatique.
DE L’EAU ! DE L’EAU !