Toutes les photos sont de Clarisse MÉNERET
C’est quand tout va mal qu’il faut parler des jolies choses. Billet léger et en couleurs.
Le JAUNE et le BLEU sont de sortie. Pendant les promenades, je pensais à cette profusion de fleurs jaunes au printemps. Les forsythias d’abord, les vaillants quasiment les premiers à dire que bientôt, il va se passer des choses. Suivis de près par les mimosas qui, cette année, ont été particulièrement ébouriffants ! Commençons par le plus humble mais si vivace : allez zou !
Puis dans les bois, les ajoncs qui sont si étranges : la petite fleur est toute douce, forme et couleur et les tiges sont bardées de piquants genre barbelés : noli me tangere. Et pourtant c’est toujours sur eux que le chien se soulage.
Plus tard viendront les doux genêts, comme le papillon citron vu un matin.
On voit encore la délicieuse ficaire avec son feuillage élégant, un petit soleil !
Dans les jardins et les prés, les jonquilles triomphent : pimpantes, elles illuminent les trottoirs, les plates-bandes et les parterres.
Ah j’allais oublier celles qui portent si bien leur nom : les primevères ! PRIMAVERA : printemps en italien. Elle peut revêtir d’autres couleurs mais ce jaune pastel leur va bien. Photo de UNE
Et sûrement tant d’autres dont on oublie le nom sitôt qu’on l’a trouvé, petits éclats dans l’herbe renaissante.
Et puis notre autre couleur vedette :
le BLEU avec quand même assez souvent une nuance de parme ou de violet comme la petite violette qui existe même en blanc. Une violette albinos. Mais là, on est tellement dans la vraie couleur qu’on pourrait presque en sentir l’exquis parfum.
Et nous aimons aussi beaucoup sa sœur, plus
prolixe : elle pousse à foison dans l’endroit que
nous aimons fort. C’est ainsi que ma photographe était surnommée lorsqu’elle était enfant (la couleur de ses yeux), miss Pervenche, la reine des bois.
Il y en a tant ! Il faut écouter avec les yeux, » se pencher à l’oreille un peu basse du trèfle » comme disait l’ami René CADOU dans Hélène ou le règne végétal…
Découvrir le nom étrange de cette petite fleur : Lierre terrestre ou Courroie de Saint Jean, plante médicinale
aux bienfaits innombrables. Mais qu’on ne peut cueillir : on ne cueille plus rien !
On ne voit pas du tout le rapport avec le lierre grimpant mais en botanique, on ne cherche pas à tout comprendre… Elle est rare et très discrète. Contrairement aux jacinthes des bois qui pavoisent avec leurs clochettes. Trop pressées les filles, on n’est pas encore à Pâques, loin de là !
Je voulais finir avec l’indicible Véronique de Perse mais je n’ai plus de place ! Avec sa corolle bleu pâle striée de bleu plus foncé, elle est toute petite et fait partie d’une immense famille. C’est ma préférée. Je vous la présenterai une autre fois.
Un immense merci à l’amie YO qui m’envoie son kit – KIF dit-elle – de survie à elle (pas de commentaires sur cette hideur de notre temps) : je l’adopte immédiatement. On ne survit pas : ON VIT ! ajoute-t-elle.