Mars (Memory)

 

MARS

 

 

 

 

Maintenant, il faut bien l’avouer, même lors d’un perpétuel matin aux Tuileries, même dans tes courses et tes éclats de rire, le coma était survenu.

 

 

Trêves. Prolongations. Sursis.

 

 

Memory : nous tâchions pourtant de vivre chaque heure dans son épaisseur, son poids, farouche luminosité d’un gros cumulus, escortés de musiques infiltrant nos corps, nourrissant nos chairs, imbibant muscles et nerfs…

 

 

« Grave, disais-tu, c’est la gravité qui te tuera ! »

« Léger, tu es si léger » répondais-je, te poussant d’une main, te retenant de l’autre… Tu partais d’un pied, revenais de l’autre. Deux lutteurs soudés. Sumo.

 

 

Et nous fermions les yeux de notre enfant mort-né.

0 Shares:
Choisissez de suivre tous les commentaires ou seulement les réponses à vos commentaires
Notification
guest
2 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Vous pourriez aussi aimer

Janvier

    JANVIER       Laisser la peur prendre toute la place, ne plus l’encercler, la laisser…

Juillet

JUILLET Tout à coup, dans le vacarme océan, le pacte conclu, un corps qui se fait oublier, les…

Mai

MAI       Mois de mai tout bon ou tout mauvais… Les oiseaux sont déroutés.   Mon…

Août (et dernière)

AOÛT Ce fut un étrange mois d’août, éteint, confiné, morose, si raisonnable… Avare, voilà plutôt, un mois d’août…