Photo de Une Clarisse MENERET
Grâce à l’amie de l’île, je suis percutée par un texte (je vais bien sûr en chercher d’autres). Je ne le connaissais pas du tout. Il meurt le jour où je le rencontre. Donc, il vit. Non que je sois toute-puissante mais je vais porter ses mots et sa vie, les chérir et m’en nourrir.
J’étais partie pour un billet quasi cataclysmique mais à quoi bon ?
Entre la mort de Claude-Inga Barbey, Minneapolis et les missiles sur Kiev, les flammes helvètes et australiennes, l’indescriptible souffrance de certaines populations… À quoi bon, oui ?
Et non, on ne s’habitue pas, on ne banalise pas.
Mais tout à coup, on est traversé par une émotion inverse. L’amie envoie ceci :
Et tout s’arrête. Ou plutôt, tout est chamboulé. C’est une vague immense et douce, une prière fervente : JE CROIS…
je crois à ces chemins
où le corps avance dans l’esprit
où l’on surprend
le bruit de fond des univers
par ces yeux
que la nuit a pleurés en nous
par ces yeux que la vie
a lavés en nous
Et nous voilà lavés pour un moment. Encore ceci parce qu’on a du mal à le quitter :
Affronter au plus près l’inconfort d’exister comme Zeno BIANU le disait de Krishnamurti