Îles mobiles – 3. Bestiaire

Les bêtes de l’île, enfin une petite partie, les vraies, les imaginées, les petites, les grosses. Une sélection très subjective.

Photo de Une : Feggari Xouw

Je suis revenue de l’île il y a longtemps, maintenant.
Je classe les photos, enfin j’essaie. Je retrouve les moments, j’oublie les lieux. Les dates, l’appareil est gentil : il les note. Mais il ne note pas les lieux. Peu importe.
Il est vrai que j’y suis particulièrement sensible mais je réalise l’importance de la présence des bêtes sur l’île, sous des formes multiples et variées.
La magnifique vache qui, malgré sa position dominante, nous regardait placidement en donnant de beaux coups de dents et mâchouillant très fort. Quels sons, masticage et souffle ! Forte et archaïque présence. Une beauté, à côté des sources vénitiennes.

Et puis, il y a ce village qui célèbre les abeilles et organise une fête du miel : KAMBOS. Partout dans le village, cette injonction BE A BEE (même si l’on regrette un peu qu’elle soit en anglais, on admet que le slogan a de l’allure) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout de ce même village, un sculpteur extrêmement connu paraît-il, Costas Tsoclis, a construit son propre musée. Dans la cour, on trouve ceci, mi-lombric géant mi-dragon. Je pense aussi aux splendides lézards dont Chouchou gratifie son humaine très (trop) souvent. Je ne propose pas de photo : c’est très cruel. Mais le chat mange tout sauf la tête.

Mais ce qui est magnifique, c’est cet emplacement, au bout de nulle part, juste devant la vallée de la Messaria que domine l’irrésistible mont Exombourgo.

Et puis, bien sûr, les chats. Ceux de la maison.
Très stressé, l’angoisse absolue, l’inquiétude dévorante du tueur de lézard, le repos du guerrier :

 

 

 

 

 

 

 

Lui ou plutôt elle – on l’appelle parfois Demoiselle, le numéro de La Hulotte sur le sujet est IN-DIS-PEN-SABLE – mon escargot des haies, il était là et il était parfait ! Un bijou solitaire. La coquetterie du mur.
Ils m’accompagnent encore, ces animaux, réels ou fantasmés. Il n’y a pas d’oiseaux… Je les aime tant mais ne sais les photographier. Ils volent dans ma tête.

Pour la musique, aucun rapport, juste une envie.
À la réflexion, pour pallier le manque d’oiseaux dans ce billet, une corneille est la bienvenue, surtout celle de Schubert.
Celles de l’île sont si belles aussi…

 

 

 

 

 

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