Arc en ciel

À écouter plein pot, s’il vous plaît !

Il existe des consolations plus grandes que les chagrins.

Les arcs-boutant du ciel, par exemple. La grande architecture.

On est là à se lamenter sur son sort, on trouve la vie bête et méchante, les gens aussi, nous compris ; on déplore qu’il pleuve trop après avoir soupiré après la pluie. Bref, on est petit ; on est d’humeur chagrine. Voire pire.

Et puis, une lumière inhabituelle vous fait lever la tête et là, vraiment, on oublie tout, les chouinages, les ratages, les râleries et les jérémiades, les petites larmes plus ou moins salées, les mesquins et les mesquines et leur poussière. C’est grand, ça prend toute la place, c’est immense, on ne tient pas la rampe, on n’attache même pas sa ceinture : ON DÉCOLLE.

nature-2057.JPG

Ouf, on respire. Même l’appareil photo est trop petit pour une telle vastitude, pas assez grand le grand-angle. L’arc déborde. Voilà, ça y est : les boyaux de la tête sont propres, on repart tout neuf, nanti des sept couleurs. Qui dit mieux ?

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