Et si l’on riait ?

Rire de tout (ou presque), pas avec n’importe qui : de toutes façons, ceux qui ne rient pas sont infréquentables. Rire franc ou intérieur, tout ce qui réjouit est bon à prendre.

On a décidé que il est indispensable de rire. Rigoler, ricaner, s’esclaffer, se marrer. Ne pas rater une occasion de pouffer. Il paraît que c’est le propre de l’homme même si « pleurer n’est pas le sale  » (Prévert) et qu’on n’est pas sûrs que les animaux ne rient pas. Pour certains, c’est avéré et je reste convaincue que quand ils jouent – regardez les otaries – ils ont leurs rires bien à eux. Bref, RIONS !

L’autre jour, nous parlions de ça avec un ami qui adore rigoler. Il collecte les dernières paroles de gens célèbres et me cite celle-ci, attribuée à Oscar WILDE : « Ce papier peint est atroce. Il faut qu’un de nous deux disparaisse. » Cela me met en joie. J’ai cherché un portrait d’oscar Wilde rigolant, je n’en ai pas trouvé. Celui qui disait encore : « Il est parfaitement monstrueux de s’apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies. »

Je raconte ça à une amie et elle me propose le jeu des épitaphes marrantes. J’adore celle-ci : « Je vous avais bien dit que j’étais malade ! ».
On crée le cercle des Derniers mots ou épitaphes poilants. L’ami-de-là-bas me cite celle d’un bluesman « I didn’t wake up this morning » Attendrissant.
Une petite dernière de mon très cher Alphonse Allais « Ci-gît l’Allais, sans retour ». Un peu facile mais ça passe bien.

J’ai bien conscience que ce qui est drôle pour certains ne l’est pas pour d’autres : mystères des ressorts du comique. Par exemple, voir quelqu’un tomber ne m’a jamais fait rire alors que tant d’autres gloussent. Et puis il y a chute et chute. Avec mes burlesques chéris – on ne rit pas à gorge déployée mais avec eux, c’est plutôt une jubilation – c’est du grand art, de la voltige, du funambulisme. Beaucoup de scènes en tête mais je retrouve celle-ci et je savoure :

On va rester dans le léger et je ne vais pas commencer à m’interroger sur les différentes sortes de rires, la différence entre humour, comique, drôlerie etc. Pas le moment de réfléchir même si, parfois, je suis ahurie de voir ce qui fait rire les gens. Et « les gens » seraient sûrement ahurie de ce qui me fait rire. L’absurde me met en joie.
Merci pour toujours à l’amie qui m’a fait découvrir cet homme : je ris aux éclats quand je l’écoute et le regarde. C’est inexplicable, c’est fou, c’est tout ce que j’aime : « un gruyère humilié » !

 

Et vous qu’est-ce qui vous fait rire ?

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